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les Betoux à La Roche Posay
les enfants d'Edouard Betoux

histoires de familles

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d'après les éléments de Jacques Betoux
mise à jour : octobre 2021

Edouard BETOUX naît le 11 février 1859 à Naillat de Gabriel BETOUX et de Marie Louise PINOT. Il est dit propriétaire-cultivateur au Peyrat à Naillat.
Il épouse le 21 avril 1888 à Naillat Marie Céline BORD, née le 4 janvier 1870 à Saint-Sulpice-le-Dunois de Firmin BORD et de Céline DUMOULIN.

De ce mariage naîtront deux enfants :

  • H Fernand BETOUX, né le 12 avril 1892 à Naillat, épouse le 30 avril 1921 à la Roche Posay Germaine ROYER, dont :
    • Claude BETOUX
    • Marie-Thérèse BETOUX
      après la mort de son épouse en 1925 à la naissance de Marie-Thérèse, Fernand se remarie avec Suzanne BRIANT, notaire à la Roche Posay, dont :
    • Jean BETOUX
      Fernand BETOUX décède le 25 février 1978.
  • H Albert BETOUX, né le 25 janvier 1895 à Naillat, épouse le 6 juin 1929 à Paris Marie Céline OBLET qui décède deux mois après son mariage le 23 août 1929 d'une intoxication alimentaire. Il se remarie le 13 septembre 1930 avec Marguerite Léonie AUBIN, dont  :
    • Jacques BETOUX
    • Bernard BETOUX
      Albert BETOUX décède le 17 mars 1977.

De la Creuse à la Roche Posay : itinéraires de Fernand et Albert Betoux

Le hameau du Peyrat est le berceau de la famille : l'arbre généalogique qui remonte à 1622 fait état de maçons, laboureurs, cultivateurs, propriétaires. Huit générations de Betoux ont œuvré par acquisitions successives à la constitution d'une ferme, qui au 20ème siècle comptait 29 ha de terres sur 35 parcelles, des étables, des granges et une bergerie.

Fernand et Albert passent leur enfance dans la maison familiale et leur scolarité à l'école communale de Naillat. Puis c'est la pension au Lycée de Guéret pour Fernand, au collège d' Ahun et au lycée Gay-Lussac de Limoges pour Albert.

Fernand poursuit ses études par une capacité en droit à la faculté de Limoges et commence sa carrière notariale comme Clerc à l’étude de Maître Ernest Baraige de Naillat. En 1912 il est appelé sous les drapeaux: 3 ans de service militaire suivis de 4 ans de guerre à servir dans la cavalerie au 7ème régiment de Hussards.

Albert est incorporé le 17 décembre 1914 à 19 ans au 122ème régiment d'infanterie et va se battre sur le front de l'Oise. Fait prisonnier en avril 1918 à Coucy-le-Château, il termine la guerre en captivité en Allemagne. De retour en France, il reprend ses études interrompues par la guerre à l’École supérieure de commerce de Paris puis commence sa carrière professionnelle à la compagnie Optorg

En 1923, Fernand s'installe à La Roche-Posay pour reprendre l'étude de Maître Vaillant . Il y exercera sa charge de notaire jusqu'à la retraite. Sa passion pour les chevaux héritée des sept longues années passées sous les drapeaux le pousse à s’intéresser aux courses hippiques. Avec M. Bordier, élu local, maire de Vicq-sur-Gartempe, il crée le 24 octobre 1926 la Société des courses : la première journée de courses se tient le 7 août 1927, elle comprend 6 épreuves. Jusqu’à la fin de sa vie Fernand y assurera ses responsabilités de gestionnaire et secrétaire . Dans les années 2020, il existe toujours un prix Fernand Betoux parmi les courses tenues à l'hippodrome de la Roche-Posay.

En 1924, Albert est engagé au sein de la Société hydrominérale de La-Roche-Posay comme directeur commercial. Il s'occupe de l'exploitation et de la commercialisation des eaux embouteillées. L'eau de la source Lucine aux propriétés anti vomitives est appréciée chez les femmes enceintes et les sujets sensibles au mal de mer : c'était l'eau distribuée sur les paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique (ligne de New-York). Après une extension au marché international  l'eau de la source  Saint Cyprien a été connue comme étant « l'eau des coloniaux ». A partir de 1927, il développe à Paris dans un hôtel particulier de la rue de Vintimille la « cure thermale en toutes saisons » avec l'eau de La Roche-Posay qui arrivait en tonnelets. En 1942,en pleine guerre, il est nommé président directeur général de la SHRP et vient s'installer avec sa famille à La Roche-Posay. Il y assume cette fonction jusqu'en 1951, date à laquelle il donne sa démission pour se consacrer à l'exploitation de la propriété familiale de Livron sur Drôme.



Fernand Betoux

Ferand Betoux


Albert Betoux

Albert Betoux


le Grand Etablissement thermal de la Roche Posay
l'inauguration des tribunes de l'hippodrome de La Roche Posay



Grand Etablissement thermal
les tribunes de l'hippodrome
Benjamin BORD, oncle de Fernand et Albert BETOUX, sera également une grande figure de la Roche-Posay. Médecin, érudit, amateur d'art, il a laissé son nom à une rue de la Roche Posay.
Louis Joseph Benjamin BORD est né le 27 février 1877 à Saint Sulpice le Dunois de Firmin BORD et de Céline DUMOULIN. Sa mère Céline DUMOULIN décède dès 1878, il n'a qu'un an. Il épouse en 1909 Marie Paule Antoinette ISAAC, fille d'un médecin de Marseille. Benjamin BORD décèdera le 10 septembre 1952 à Dun le Palestel.

Benjamin Bord, médecin, érudit et amateur d'art

Benjamin  Bord et sa sœur Marie-Céline épouse d’Édouard Betoux sont nés à Puy-Léger, un hameau de Saint Sulpice le Dunois proche du Peyrat et de Dun-le-Palestel. Son père Firmin Bord est cultivateur à Puy-Léger ; son grand-père Vincent Bord était cultivateur et maçon à Naillat.  Sa mère est issue d'une famille de charpentiers les Dumoulin de Saint Sulpice le Dunois.
Orphelin très tôt de sa mère, Benjamin est envoyé au lycée de Guéret ou il se distingue par ses capacités intellectuelles et ses résultats brillants.  En 1897, son bac en poche, il commence ses études de médecine à Poitiers. Il en profite pour faire ses premières armes comme rédacteur de la revue estudiantine « Poitiers universitaire ». Il poursuit ses études à Paris en choisissant la voie royale de l'externat des hôpitaux. En 1905, il est interne des hôpitaux de Paris et rejoint l'élite de la médecine française parmi les 58 admis listés dans l'annuaire de l'association. Spécialisé en oto-rhino-laryngologie, il travaille à l’hôpital des enfants assistés et ouvre son cabinet rue de Rome.

Doté d'un goût certain pour la recherche historique et les arts, Benjamin conçoit en 1911 la revue Æsculape, exploitant un créneau inédit pour l'époque : publier « une revue illustrée des lettres et des arts dans leurs rapports avec les sciences et la médecine ». Le succès est total et la revue devient rapidement l'organe officiel de la société internationale d'histoire de la médecine. Elle paraît jusqu'en 1974, et Benjamin Bord la dirige jusqu'aux ultimes jours de sa vie en 1952.

Ses compétences en matière médicale et son sens aigu des affaires l’entraînent vers la création et la commercialisation de nouveaux médicaments. C'est le cas du Balza Morhinol, ces gouttes nasales pour soigner les rhumes que l'on a trouvées dans toutes les pharmacies pendant plus de 50 ans. C'est aussi le cas du Chlorocalcion, devenu rapidement une grande spécialité française.

Passionné d'histoire, il découvre en 1920 à la bibliothèque nationale un opuscule daté de 1573 signalant les vertus des eaux qui jaillissent d'une fontaine à « La Roche de Pouzay ». Il s'y rend et trouve une station thermale en état de faillite. La faire revivre et la développer est l’œuvre de sa vie : il entre au capital de la société, en devient le principal actionnaire et l'administrateur. Il achète des terrains, fait construire le nouvel établissement thermal, organise l'accueil et la distraction des curistes en s'impliquant dans la construction de l'hippodrome, l'ouverture du casino. Il lance des campagnes publicitaires notamment via son journal  Æsculape. Il mobilise sa famille pour le seconder ; ce n'est pas un hasard si son neveu  Fernand acquiert sa charge de notaire à La Roche-Posay et si Albert rejoint la Société Hydrothermale de La Roche Posay (SHRP).

Lettré, érudit, amateur d'art, il accumule une fantastique bibliothèque, des toiles de peintres très variés, des sculptures de Rodin et Carpeaux, des tapisseries d'Aubusson  et de précieux émaux limousins. Lorsque en 1940, poussé par la guerre il doit déménager précipitamment de Paris pour Dun-le-Palestel, sa bibliothèque pèse 13 tonnes et remplit plusieurs camions.

A sa mort, il légue au musée de Guéret ses collections d'art et sa bibliothèque ; une salle complète lui a été consacrée. La commune de Dun-le-Palestel reçoit sa maison et le parc qui deviendront une école maternelle ; l'hospice reçoit le bois de Chabannes qu'il avait fait entièrement replanter.

Marie-Paule, sa veuve restée sans enfant, décéde quelques temps après lui.

acte de naissance (extrait)

d'après les éléments de Jacques Betoux
et la biographie du Dr B. Bord, par le Dr O. Castel,
"Mémoires de la Société des Sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse" (tome 53), Guéret, 2007


stèle de Benjamin Bord

stèle



Aesculape
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